| AFFAIRE DES IMAGES OBSCENES DIFFUSEES SUR LE NET : La partie civile réclame 50 millions de dommages |
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| 13-03-2010 | |
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xamle.net Marc Palacci a diffusé 17 images pornographiques de son ex-copine sur
le net. Sur ce, la victime a porté plainte et M. Palacci passe ses
nuits à Rebeuss depuis lors. Hier, les avocats de la partie civile sont
venus avec un scellé qui contenait aussi bien des photos que des vidéos
obscènes. Après les débats à la barre, l’affaire a été mise en délibéré
jusqu’à mardi prochain.
Par Binta NDONG
Luc Palacci, l’homme qui avait diffusé 17 images pornographiques de son
ex-copine était hier à la barre du tribunal de flagrants délits. Le
prévenu très relaxe avance sans ambages qu’il a purement commis son
acte à des fins de «harcèlement». Le célèbre tatoueur de Dakar avance
que Elsa Lima se présentait sans cesse à son domicile. Et, c’est
seulement pour stopper ce harcèlement, qu’il a diffusé les photos nues
de la victime sur le net. Et le prévenu de dire que son ex-copine avait
des gestes déplacés et une certaine agressivité envers ses enfants. Et
c’est «sous le coup de l’énervement» qu’il a agit ainsi. Me Leity
Ndiaye de lui demander pourquoi avoir choisi la date du 2 mars pour
diffuser ces photos. Le prévenu répond que c’était un choix fortuit.
Juste après, l’avocat du Directeur général de la Sococim lui oppose
l’idée selon laquelle cette date n’était pas choisie délibérément. Car,
ce jour-là, M. Leising devait inaugurer une nouvelle usine et une fois
mis au courant, il n’a pu ouvrir, ce jour, la bouche.
«VOUS AVEZ MAL FAIT ET VOUS AVEZ FAIT MAL» Lorsqu’il a pris la parole, Me Seydou Diagne, conseil de la défense, a indiqué que son client est bien conscient du préjudice qu’il a fait subir à mademoiselle Lima. Ce qui a d’ailleurs poussé le président à rappeler que le préjudice n’est pas seulement moral mais aussi social. Toutefois, son avocat persiste et signe qu’ayant fait 25 ans au Sénégal, il n’était pas mu par une volonté de nuire. Mais le président revient à la charge pour dire au prévenu : «Vous avez mal fait et vous avez fait mal.» En ce moment-là, on fait entrer le témoin qui se trouve être la meilleure amie de la victime. Françoise Claudine Sylla confirme ainsi que c’est bien elle qui a reçu les photos et a même avisé Marc Leising. ELSA LIMA HOSPITALISéE AU MAROC Prenant la parole, la partie civile a d’abord rappelé que lorsqu’elle a été mise au courant des images qui circulaient sur le net, Elsa Lima a piqué une crise et a été évacuée au Maroc où elle est actuellement hospitalisée. Ce qui pousse l’avocat à qualifier les faits d’actes «ignobles». Car, Me Khalil Sèye trouve insensé le fait que M. Palacci ait eu une relation avec la victime, 4 ans auparavant et qu’il se permet de diffuser des images qui étaient prises dans la plus stricte intimité. C’est pourquoi, il considère que c’est Mme Palacci qui a poussé son époux à bout en lui disant que les dames Elsa et sa copine Françoise se moquaient d’elles à chaque fois. Ensuite, Me Sèye a rappelé que la victime avait déjà déposé une plainte à la Gendarmerie parce que M. Palacci n’arrêtait pas de roder aux abords du magasin qu’elle fréquente tous les jours. Mais la goutte qui a fait déborder le vase, c’est lorsque le Dg de la Sococim a payé une voiture de la même marque à sa copine. Et l’avocat de dire que les moments que Luc et Elsa ont passé ensemble étaient très intimes et «n’ont rien à voir avec l’art». En balançant sur le net, «voici la copine de…», le prévenu avait une volonté réelle de nuire. Me Leity Ndiaye considère que M. Palacci a choisi le mois où l’on offre des cadeaux aux femmes, le mois de mars, «pour tuer une femme». En plus de cela, il a causé du tort au Dg de la Sococim, qui n’est qu’une victime dans cette histoire. Sur ce, Me Ndiaye y voit une affaire «crapuleuse». C’est ainsi que les conseils de la partie civile ont demandé une somme de 50 millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts et la contrainte par corps au maximum. Quant au représentant du Parquet, il a requis l’application de la loi. Me Diagne, conseil de la défense, estime que son client a été trop chargé. Ce dernier a toujours reconnu l’infraction et confirme qu’il a fait la plus grosse erreur de sa vie. Toutefois, Me Diagne estime que c’est un acte commis sous le coup de la colère et demande au tribunal une application bienveillante de la loi, en l’occurrence un sursis. Finalement, le président Maguatte Diop a mis le dossier en délibéré jusqu’à mardi prochain. Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
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Marc Palacci a diffusé 17 images pornographiques de son ex-copine sur
le net. Sur ce, la victime a porté plainte et M. Palacci passe ses
nuits à Rebeuss depuis lors. Hier, les avocats de la partie civile sont
venus avec un scellé qui contenait aussi bien des photos que des vidéos
obscènes. Après les débats à la barre, l’affaire a été mise en délibéré
jusqu’à mardi prochain.
Par Binta NDONG

































